Sourate Al-Ikhlas

Jounayd : « Le soufisme c’est acquérir toute la qualité raffinée et éviter tout défaut dégradant ».

Abou Hassan Chadili : « Accoutumer (tadrib) l’égo à la soumission (à Dieu) et le ramener aux lois divines ».
Zakaria Anssari : « Le soufisme est une science dont l’objet est, d’une part, la connaissance de la conscience et de ses états raffinés ; d’autre part l’acquisition de la rectitude des comportements et la gestion de l’activité, aussi bien extérieure qu’intérieure ; le but étant d’atteindre le bonheur éternel ».

Ben Ajiba (dans ‘miâraj tahkik’) : « Le soufisme c’est la science des modalités de l’acheminement vers la présence du Roi des rois ; c’est également la purification de la conscience de ses vices (rada’il) et son embellissement par toutes les vertus (fada’il). Il est science au début, travail au milieu et don à la fin ».

Abou Bakr Al Kanan (m 233h.) : “Tassaouf ‘khoulouk’ (qualité, vertu). Plus tu es vertueux plus tu es soufi »

Abou Hassan Nouri : « Le soufisme n’est ni une forme (rasme), ni une science livresque. Si c’était le cas, on pourrait l’acquérir grâce à l’effort et l’apprentissage. Le soufisme c’est se réaliser par les qualités divines (akhlaq) ».

« Le soufisme permet à l’homme d’être libre, généreux et naturel »

Abou Said Al Kharaz (m 268h) : « Le soufi c’est celui dont le cœur, purifié par Dieu, est rempli de lumière. Il est également celui qui a atteint la véritable source du plaisir, et ceci grâce au dhikr ».

Jounayd Al Baghdadi (m 797h) : « Tassaouf : par Dieu tu meurs pour toi et tu vis pour lui ».

Abou Bakr Al Kanani (322h) : « Tassaouf : pureté (safaa) et percevance (contemplation) (mouchahada).

Jaafar Al Khaldi (348h) : « Tassaouf : abandonner l’égo et se soumettre (à Dieu) ; échapper à la nature humaine et être entièrement en état de contemplation divine »

Ghazali : « Je me suis astreint à l’adoration de Dieu pendant une dizaine d’années. Au cours de mes retraites, j’ai fait tant de découvertes qu’il m’est impossible de les dénombrer. Mais ce que je peux dire avec certitude, est que les soufis sont les gens engagés dans la voie de Dieu par excellence. Leurs comportements sont les meilleurs, leur voie est la plus juste, leurs qualités sont les plus raffinées. Même si les penseurs, les sages et les savants coopèrent, tous ensemble, pour trouver des qualités et des comportements meilleurs ils ne sauraient y arriver. Toute leur activité et même leur passivité sont inspirées de la lumière qui éclaire cette terre ».

Dr Ahmed Sharbach, Professeur à l’université Azhar : « Le soufisme n’est pas de l’éloquence et des techniques d’expression ; il est ‘goûts et sentiments profonds’. On ne serait l’apprendre des feuilles et des livres, mais des maîtres des goûts. On ne peut l’obtenir par la parole mais par le compagnonnage des hommes accomplis »

Dr Raouf Chabli, Professeur à l’université Azhar : « Le vrai soufi possède, en plus de la connaissance des sens et de la raison, le sentiment (alwajd), le sentiment profond et éclairé par l’expérience. Plus l’expérience s’approfondit, plus l’adepte progresse dans les domaines de l’inspiration, de la perception des grandes vérités, de la lucidité du cœur et de la vision (bassira). Le soufisme est dynamisme naturel dont jouit une élite (thoula) choisie par Dieu pour la Tariqa ».